Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 15:33

Une fois que nous avions le stage en poche, une des premières choses qui nous questionnait était le logement. Or notre employeuse nous a dit qu’elle avait un bon plan niveau qualité/ prix. Nous lui avons fait confiance, car le prix indiqué était de 55 euros par semaine/ chacun, ce qui paraissait raisonnable à première vue.

Une fois arrivés à Charleville, notre employeuse nous amena directement au logement qui sera le notre pour les 3 mois en Irlande. Là le gérant de l’appartement nous a fait faire une visite assez brève, et notre première impression fut plutôt bonne : un grand appartement avec une pièce à vivre, une grande cuisine, 4 chambre et deux salles de bain.

Une fois le gérant parti, nous avons refait un tour plus détaillé de l’appartement. Et là ce fut le début de notre cauchemar quotidien. En effet une fois que l’on regardait en détail chaque pièce de l’appartement, nous nous sommes rendu compte à quel point il était vétuste, délabré, et mal entretenu.

Je développe. Chaque chambre a plus ou moins de moisissures sur les murs qui semblent avoir été roses à l’origine… la moquette n’a pas dû voir l’ombre d’un nettoyage depuis plusieurs années, et nous nous sommes dit que l’aspirateur n’existait pas pour qu’elle soit dans un tel état. Une des grandes surprises fut aussi « les couettes » destinées à être les nôtres : des peaux de moutons tachées de sang. Sans commentaire...




La cuisine : en France la cuisine est un des endroits les plus entretenus de la maison puisqu’elle est destinée à faire à manger donc l’hygiène doit être irréprochable. Or ici c’est tout l’inverse ; en effet les deux centimètres de champignons à l’intérieur de chaque placard font penser à une maison abandonnée et habitée par l’humidité depuis un bon nombre d’année. Le frigo n’a pas non plus  à être jaloux, puisqu’il était habité par une épaisse couche de moisissure. Le petit plus de cette pièce : une fois qu’on enlève le tube de chantilly entre la gazinière et la hotte, la hotte tombe !


 

Enfin les salles de bain : rien de particulier à dire mis à part une douche jaune de crasse et saleté...

Cependant, ce logement est muni d’un appareil du futur ou du passé je ne sais pas trop : une machine à électricité, c'est-à-dire qu’il faut insérer une pièce de 2 euros pour avoir de l’électricité durant environ 24 heures. Cette merveilleuse machine nous fait quelques surprises : coupure d’électricité quand nous prenons une douche… ou coupures d’électricités quand nous sommes absent le week-end, ce qui pourrit nos produits au frigo...



la machine à électricité


La première heure après notre visite approfondie nous nous demandions si nous serions capables de vivre dans ce qu’on peut appeler un « taudis ». Puis après mures réflexions et quelques recherches nous avons compris qu’on ne pourrait pas trouver de logement en dessous de 90 euros la semaine. Nous sommes partis acheter un caddy de produits destinés à transformer cet immonde lieu en un lieu « de survie pour 3 mois ».

Aujourd’hui ce logement nous permet d’y survivre, malgré seulement trois heures de chauffage quotidien…et une température extérieure moyenne de 5°C !


Par Thibaut Saint-Louboué - Communauté : ECE Bordeaux
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 20:10

Nous sommes allés à Dublin le week-end end du 7 février pour une raison principale : le match de rugby entre l’Irlande et la France comptant pour le tournoi des 6 nations et étant joué pour la dernière fois dans le mythique stade de Croke Park. En effet à partir de l’année prochaine l’Irlande retrouvera son ancien stade, et abandonnera Croke Park qui lui a servi pendant 2 ans. Croke Park est un stade qui sert d’habitude au match de football gaélique et qui permet de regrouper 90 000 spectateurs, ce qui en fait le 4ème plus grand stade d’Europe.

C’est ainsi qu’après avoir bataillé plusieurs semaines afin d’obtenir nos précieuses places, nous sommes enfin arrivés à  Dublin le 7 février. Une journée unique, pour un match particulier, dans un stade mythique. Vers 14 heures, l’ambiance est déjà palpable et la pression est déjà en train de monter dans le cœur de chacun des irlandais que l’on croise sur George street, la plus grande rue de Dublin. Dans cette rue à cette heure on aurait pu se croire en France tellement l’on croisa de supporters français qui arboraient leurs couleurs. Pour être sûrs de ne pas louper l’événement nous avons pris un taxi qui nous a déposés près de l’énorme enceinte irlandaise, à 2 heures du coup d’envoi. A notre grande surprise les rues étaient déjà bondées de supporters.

A une heure du coup d’envoi, nous étions enfin au stade, arborant fièrement nos drapeaux français. Là on pouvait croiser les supporters dans toutes sortes d’accoutrements : certains habillés en lapin rose, d’autres en vikings ou en farfadets irlandais. La fête pouvait commençait. A 5 minutes du coup d’envoi, au moment où les joueurs rentraient sur la pelouse pour les hymnes nationaux, le stade était plein.

La Marseillaise commença à retentir dans le stade, et les 10 000 supporters français, y compris nous, chantaient fièrement notre hymne. Une émotion incomparable nous a emporté, on aurait pu se croire à domicile tellement les chants résonnent dans ce stade.


 
Juste après les deux hymnes irlandais suivirent. Une émotion indescriptible se lisait sur les visages de chacun des irlandais et plus particulièrement sur ceux des joueurs. Certains pleuraient tellement émus par les 80 000 supporteurs irlandais qui chantaient en cœur « 
Amhrán na bhFiann » en gaélique et « Ireland's Call » en anglais. Une harmonie parfaite dans leurs chants. On ne peut qu’envier une telle ambiance.

Puis le match débuta, et à chaque action c’est tout un peuple qui poussait son équipe à l'attaque. Depuis nos tribunes, même si l’on croyait à la victoire, on ne voyait pas comment ce jour là, la victoire pouvait échapper aux irlandais. Et dès qu’un irlandais commençait à chanter tout le stade le suivait, ce qui donnait un peu plus de courage aux joueurs du trèfle à chaque fois que les français revenaient dans la partie. Plus la partie avançait, plus la tension était impressionnante. Les voix des supporters français comme irlandais commençaient à s’épuiser comme les joueurs sur le terrain. C’est finalement le quinze du trèfle qui prit le dessus au terme d’un match fort plaisant sur le terrain, et extraordinaire depuis les tribunes.

Au coup de sifflet final, c’était une véritable victoire nationale, le stade était en délire, et les irlandais qui rêvaient d’une victoire sur la France depuis 7 ans, l’obtenaient enfin dans ce qui restera comme le dernier Irlande-France de l’histoire disputé dans ce stade extraordinaire de Croke Park. Un moment que jamais on ne pourra oublier après avoir vécu cela !


 
Par Thibaut Saint-Louboué - Communauté : ECE Bordeaux
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 17:30

Ce week-end nous sommes allés à Dublin, la capitale et de très loin la plus grande ville d’Irlande.  Cette ville qui est un peu plus grande que la ville de Marseille, regroupe un quart de la population irlandaise. Pour nous y rendre nous avons pris encore une fois les bus Eireann, ma fois très pratiques pour faire de longs trajets. C’est une véritable traversée de l’Irlande du Sud que nous avons fait puisque le trajet a duré près de 5 heures et nous a permis de voir d’innombrables paysages irlandais : la nature omniprésente, des étendues de plaines et de champs totalement verts à perte de vue, des montagnes enneigées, des ruines de châteaux en plein milieu de nulle part, ou encore des petits villages typiquement irlandais composés d’un mix de couleur qui égaient un peu le monotonie du temps irlandais.

Une fois arrivés là bas nous avons retrouvé l’ambiance des grandes villes : les gens qui se déplacent rapidement, de nombreux moyens de transport comme le tramway, les fameux bus à deux étages, un nombre impressionnant de taxis, ou encore le train. Tout cela dans une ambiance d’avant match,  puisque quelques heures après se déroulait le fameux match de rugby Irlande-France dans le stade mythique de Croke Park. Dans les rues de Dublin on a pu croiser autant d’étrangers que d’irlandais, ce qui peut paraître assez étrange à première vue. Après notre arrivé, nous avons filé directement au match, mais ceci fera l’objet d’un futur article plus détaillé.

Le soir nous sommes sortis dans les fameux quartiers de Temple Bar, lieu festif de Dublin. Il est composé d’un grand nombre de Bars ou l’on peut entendre des concerts de musiques typiques irlandaises, mais aussi de boites de nuit, restaurants, fast-foods. Ce soir la les irlandais fêtaient leur victoire sur nous, mais pas autant qu’on pourrait le faire en France. C’est le lieu vivant de Dublin by night. Ce soir là tout le monde était de sortie, de l’adolescent à la personne âgée, chacun trouvait sa place dans l’un des 800 Pubs, ou un des clubs de la capitale irlandaise. Une soirée irlandaise qui fut fort arrosée.




Le lendemain nous avons fait un long tour de la ville afin de photographier les monuments les plus connus, «  The Spire of Dublin
 » qui est la plus grande sculpture du monde avec ses 120 mètres de haut, le château de Dublin, le bar Temple Bar, les parcs de Dublin ou encore quelques uns des 22 ponts de Dublin. Nous avons aussi trainé dans le grand centre commercial de Dublin (le St-Stephen’s green shopping center) à coté du magnifique St-Stephen’s Green parc. Puis nous sommes allés boire un verre dans le plus vieux pub de Dublin où français et irlandais chantaient ensemble.

Après une seconde nuit dans Dublin nous sommes repartis dans notre petit village de Charleville, l’air pensif et l’esprit rempli de merveilleux souvenirs…

Par Thibaut Saint-Louboué - Communauté : ECE Bordeaux
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 17:33

Quand nous avons su que nous partions en Irlande, tout le monde nous le disait : «  c’est le pays de la bière… » .Ce qui pour nous n’était pas une grande nouvelle ! Mais personne ne savait vraiment nous dire ce que l’on mange en général dans le pays du trèfle.

Dès l’arrivée dans notre petit village, nous avons été surpris. En effet nous avons compté 7 fast-foods pour 3000 habitants. Mais il y aussi une bonne dizaine de restaurants (chinois, italien, indien…). Tout cela pour montrer que le midi, comme le soir, voir au goûter, ces fast-foods fonctionnent tous à merveille. Le mode d’alimentation irlandais se rapproche de celui du modèle américain, car beaucoup de personnes mangent une à deux fois par jour dans ces fast-foods. Impossible de trouver des sandwichs crudités, des salades simples, ou des plats à faible calories.

Mais ça ne s’arrête pas la. En effet, la première fois que nous sommes allés faire les courses, nous avons été choqués par les produits et les prix que l’on peut trouver dans les grandes surfaces. Deux rayons entiers consacrés aux chips et boissons sucrées en tout genre. Au contraire un rayon ridicule pour l’eau ou pour les légumes. Le prix de la viande est excessivement cher par rapport à la France, tout comme le prix des produits laitiers (fromage, lait…) ou des légumes et fruits, les jus de fruit. A l’inverse, tous les produits que l’on trouve malsains en France comme des chips, les gâteaux, les boissons sucrées comme le coca, le Fanta, le Pepsi sont beaucoup moins chers que chez nous (presque 2 fois moins cher pour la même quantité). Heureusement nous sommes tombés sur quelques bonnes surprises : le prix du saumon fumé est bien moins cher qu’en France, tout comme la majorité des poissons.

Ainsi le fait qu’une grande partie de la population soit en surpoids n’est pas une grande surprise.

Au niveau des spécialités locales, elles ne sont pas très nombreuses d’après les personnes que nous connaissons ici. On trouve seulement quelques plats à base de pomme de terre, de choux, et de viandes variées (style irish stwee). Des plats qui se rapprochent des garbures en France (voir la photo). Notre colocataire irlandaise nous en a cuisiné une fois, et il faut avouer que cela se laisse manger sans grandes difficultés. (Voir la photo)

 S’alimenter sainement pour un prix raisonnable est donc assez difficile ici, et nos premières semaines nous le démontre. Nous essayons malgré tout de nous alimenter sainement en variant les plaisirs pour ne pas finir comme la majorité des américains et une grande partie des irlandais.

Par Thibaut Saint-Louboué - Communauté : ECE Bordeaux
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 16:12

Une fois arrivés en Irlande, plus précisément à Cork, mes camarades de stage et moi (Thibault et Thomas) avons pris l’axe routier Cork-Limerick en bus pour nous amener jusqu'à Charleville, notre lieu de stage. Nous sommes arrivés devant une des 3 églises du village. Là, nous avons été agréablement  surpris par la taille de la ville et de son activité. En effet, nous trouvions sur place une ville de passage certes, mais beaucoup plus grande et active qu’on pouvait se l’imaginer. Une concentration d’activités qui peut se traduire par quelques chiffres : 17 bars, 7 fast-foods, d’autres restaurants  à foison et plusieurs supermarchés. On s’est aussi aperçu qu’il y a beaucoup de centres de paris pour les courses équestres comme les PMU en France. (Les irlandais, au même titre que les anglais, sont de gros parieurs)

En Irlande il faut savoir qu’il n’y a pas beaucoup de grandes villes et que même à la campagne, les villages sont assez espacés les uns des autres. C’est pour cela qu’un village comme Charleville, ville  de seulement 3000 habitants, connaît en son centre une activité débordante. Or dès qu’on s’éloigne de la rue principale, on trouve uniquement des habitations. Puis une fois ces habitations passées, ce sont une bonne vingtaine de kilomètres de campagnes et de nature omniprésente.

Autre chose marquante : la quasi-absence de jeune à partir de 18 ans. Cela est du notamment à l’absence de collège ou de lycée dans le village. Durant la semaine les gens de notre âge se dirigent donc vers les grandes villes pour étudier. Au contraire il y a une abondance de personne de plus de 40 ans, qui se connaissent tous entre eux, et par conséquent il est assez difficile de se faire des relations ici, car ça ne les intéresse pas beaucoup d’avoir à faire à des étrangers de notre âge alors qu’ils ont tout ce qu’il leur faut dans leur vie quotidienne.

Nous allons donc essayer de sympathiser avec les habitants du village mais aussi avec des jeunes durant les week-ends à Cork !

 

(photo de moi avec le panneau de l'entrée de la ville bientôt disponible ;))

Par Thibaut Saint-Louboué - Communauté : ECE Bordeaux
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Profil

  • Thibaut Saint-Louboué
  • Le blog de tibotin
  • Homme
  • 21/04/1989
  • élève de 2nd année de l'ECE Bordeaux(école de commerce européenne). Je suis actuellement en stage en Irlande, plus précisemment à Charleville, petite ville de 3000 habitants

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